Du 20 au 21 août 2026, Lomé a accueilli un atelier consacré à la mise aux normes du Master professionnel en interprétation de conférences et à la création d’un Master professionnel en traduction à l’Université de Lomé.

Organisée dans le cadre d’une mission de haut niveau de la Commission de la CEDEAO, en collaboration avec le Réseau PAMCIT (Programme africain de Masters en conférence, interprétation et traduction), cette rencontre a réuni des experts, universitaires et responsables d’institutions. L’objectif était d’harmoniser les maquettes de formation de l’Université de Lomé avec les standards académiques déployés au sein des universités membres du réseau.
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Au cours de ces deux journées de travaux, les participants ont mobilisé leur expertise afin d’évaluer les programmes existants et de les aligner sur les principes directeurs du PAMCIT en matière d’enseignement de l’interprétation et de la traduction. Cette démarche vise à garantir des formations de qualité, conformes aux exigences régionales et internationales.
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Les échanges ont permis d’examiner en profondeur les projets de maquettes des deux Masters, en définissant des orientations sur le positionnement disciplinaire, les combinaisons linguistiques, les critères d’admission, l’architecture semestrielle, les crédits, les volumes horaires, les syllabus, la qualification des enseignants et les modalités d’évaluation.
Les participants ont également souligné la nécessité d’ancrer ces formations dans les réalités togolaises et africaines. L’intégration des langues nationales, de l’intelligence artificielle, de la traduction automatique neuronale, de la post-édition, de l’interprétation à distance et des nouvelles technologies linguistiques illustre la volonté commune de bâtir des programmes innovants, adaptés aux défis actuels et futurs des métiers de la traduction et de l’interprétation.
Une ambition régionale portée par la Commission de la CEDEAO
La Vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, Damtien Larbli Tchintchibidja, a rappelé que le multilinguisme constitue un levier essentiel de l’intégration régionale.

Selon elle, le PAMCIT vise à accompagner les universités africaines dans le développement de formations répondant aux standards internationaux tout en tenant compte des besoins spécifiques du continent. Au-delà de la création de nouveaux cursus, il s’agit de former des professionnels capables de servir les institutions communautaires, les administrations publiques, les organisations internationales et le secteur privé.
Le Directeur adjoint du Centre international de langues de l’Université de Lomé, Ebony K. Agboh, a expliqué que le Master en interprétation existe déjà depuis trois promotions, mais qu’il était jusque-là organisé sur une seule année. Grâce à l’accompagnement du réseau PAMCIT, il sera désormais restructuré sur deux années (120 crédits), permettant aux titulaires d’une Licence d’y accéder directement.
L’atelier a également permis de finaliser les bases du Master professionnel en traduction, une nouvelle formation destinée à répondre à la demande croissante en traduction spécialisée dans les domaines juridique, diplomatique, scientifique et technique.
« Les maquettes seront harmonisées selon les principes du PAMCIT et le déploiement des experts enseignants donnera davantage d’envergure à ces formations », a souligné M. Agboh.
Le représentant du Président de l’Université de Lomé, Professeur Edinam Kola, a salué la qualité des échanges et annoncé l’engagement de l’institution à accélérer la révision des maquettes, l’élaboration des syllabus et leur validation par les instances académiques.
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Il a rappelé que former des interprètes et des traducteurs revient à former des « médiateurs du savoir, de la diplomatie et de la coopération », indispensables à la paix, à la gouvernance et au développement de l’Afrique de l’Ouest.
Un protocole d’accord a été signé entre les parties afin de formaliser cette coopération et de définir une feuille de route pour la mise en œuvre des programmes.

La Vice-Présidente de la Commission de la CEDEAO souhaite que cette mission renforce le rôle de l’Université de Lomé comme référence académique régionale et favorise la formation d’une nouvelle génération d’interprètes et de traducteurs au service du développement de l’Afrique de l’Ouest.
Au nom du gouvernement, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Professeur Gado Tchangbedji a assuré que l’État togolais apportera tout son soutien à ce projet afin de permettre le lancement effectif des deux Masters dès la prochaine rentrée universitaire.
Georges A.
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