Dans le cadre du projet « Sauver des vies et des substances » par la pharmacovigilance (SLL-PV/UL), initié par l’Université de Lomé et piloté par le Laboratoire des Sciences Biomédicales, Alimentaires et de Santé Environnementale (LaSBASE), plusieurs actions sont entreprises pour renfoncer la sécurité sanitaire au Togo. Entre ateliers de formation et remise de matériel, cette initiative, coordonnée par Professeur Komlan Batawila, 1er vice-président de l’Université de Lomé et responsable du projet, vise à améliorer l’efficacité du dispositif national de surveillance et analyser les effets indésirables liés aux médicaments et aux vaccins.
Atelier et restitution
Le vendredi 1I”³ août 2025, la Salle Professeur Mensanvi Gbeassor de l’Université de Lomé a accueilli un atelier d’information et de restitution. Cette rencontre a réuni des représentants des cinq régions et du District Autonome du Grand Lomé, des responsables ministériels, des chefs de programmes de santé et des experts du secteur. La Directrice de Cabinet du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Mme Dzifa Ama Gameti, a salué cette initiative qui contribue directement au renforcement du système de santé national.
Lors de l’atelier, un bilan a été présenté sur les avancées du projet depuis son lancement en 2025, ainsi que sur les enseignements tirés de la formation régionale tenue à Rabat au Maroc. Les échanges ont porté sur l’état actuel de la pharmacovigilance au Togo, l’adaptation des modules de formation au contexte local et les bonnes pratiques à adopter pour optimiser la collecte et l’analyse des données, notamment grâce à l’application ODK, qui centralise les informations issues des centres de santé, des hôpitaux et des sites de vaccination.

Le Professeur Mofou Bello, représentant le ministre de la Santé, a relevé six contributions essentielles de la pharmacovigilance : la détection des effets indésirables, l’amélioration de la sécurité des patients, le soutien à la prise de décision réglementaire, la réduction des coûts de traitement, l’enrichissement des connaissances sur les médicaments et le renforcement de la confiance dans le système de santé. « Une gestion rigoureuse de la pharmacovigilance est indispensable au bien-être des patients et à la crédibilité des autorités sanitaires », a-t-il indiqué.
Remise de matériel
Une autre phase du projet a été amorcée avec la remise de matériel, destiné aux points focaux pharmacovigilance. La cérémonie s’est tenue le lundi 4 août 2025, à la salle de réunion de la Faculté des Sciences (FDS) de l’Université de Lomé.
« On s’est rendu compte que les gens qui sont sur le terrain ont un matériel qui est déjà vétuste. Donc ça fait que les données qu’ils collectent ne sont pas vraiment fiables. Alors pour leur permettre de mieux faire leur travail, nous avons pris sur nous, sur le projet, donc d’acquérir du matériel performant qu’on va mettre à leur disposition pour pouvoir collecter les données», a expliqué Prof. Komlan Batawila, Coordonnateur du projet.
Le matériel remis, comprend des tablettes, de téléphones Android, d’ordinateurs portatifs et de bureau, des vidéoprojecteurs, des écrans et des imprimantes multifonctionnelles. Ces équipements modernes aideront les points focaux à renforcer la fiabilité et la rapidité de la transmission des données.
« Ce n’est qu’une partie du matériel qui est arrivée. En attendant la réception du reste, nous allons poursuivre les activités de sensibilisation et de renforcement des capacités des points focaux. Une fois ces capacités consolidées, ils pourront bien faire leur travail, remonter de belles données. Et ces données permettront d’alerter en cas de mauvais ou de bon médicament. Le bienfait de ce projet, est de sonner l’alerte grâce à la collecte de données fiables, afin d’aider les plus hautes autorités à prendre des décisions appropriées pour le bien-être de la population. Le ministère de la Santé est le premier bénéficiaire de ce projet », a confié Prof Batawila.
À travers ces actions, le projet SLL-PV/UL-Togo se positionne comme un levier essentiel pour améliorer la sécurité des patients, optimiser la qualité des soins et renforcer la confiance entre la population et les autorités sanitaires. Il ouvre la voie à un système de santé togolais plus performant, plus réactif et mieux préparé face aux défis liés à l’usage des médicaments.
Georges A.
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