La troisième édition du Forum Biashara Afrika consacré à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) s’organise du 18 au 20 mai 2026 à Lomé autour du thème « Accélérer la transformation économique de l’Afrique grâce à la ZLECAF .»
Plus de 1 500 participants notamment décideurs publics, chefs d’entreprises, investisseurs, institutions financières et organisations professionnelles venus de plusieurs pays du continent sont au rendez-vous au Palais des Congrès de Lomé pour cette rencontre d’affaires dédiée à la promotion des échanges commerciaux et des investissements dans le cadre de la ZLECAF.
Au cœur de ce forum qui entend favoriser la mise en œuvre effective de cette zone de libre-échange en créant une plateforme d’échanges et de partenariat entre les acteurs économiques africains, des conférences de haut niveau, des panels et des rencontres d’affaires B2B. Un espace d’exposition mettra en valeur les produits et savoir-faire africains. Ces différentes activités doivent faciliter la conclusion de partenariats durables entre entreprises du continent.
Il est dit que le Togo consolide ainsi son positionnement en tant que hub logistique et commercial en Afrique de l’Ouest en accueillant ce rendez-vous continental. Il offre aux participants un cadre favorable aux échanges commerciaux et aux investissements dans la région.
Opérateurs économiques surendettés, à qui profite le forum de ZLECAF à Lomé?
En vérité, que gagne vraiment le Togo à travers l’organisation des activités de ce genre? Pas grand chose du moment où l’économie nationale est asphyxiée par la dette intérieure. Des opérateurs économiques se plaignent des retards chroniques dans le règlement de leurs prestations.
«Nous avons tout livré avec la réception depuis août 2025, mais jusqu’à présent, le trésor public ne nous a pas encore payé. Nous avons effectué des allers retours sans suite. Au même moment, nos banques et autres créanciers nous courent derrière pour le remboursement de nos crédits. Je demande au gouvernement de se plancher sérieusement sur notre situation», a déclaré Serges sur les ondes de Pyramide FM lundi, 11 mai 2026. C’est une situation préoccupante à plusieurs niveaux avec des chantiers à l’abandon.
C’est avec des entrepreneurs aussi essoufflés que le Togo entend tirer profit de ce forum d’échanges commerciaux ?
Bien plus, en 21 ans de pouvoir , combien de capitaines d’industrie Faure Gnassingbé a-t-il réussi à sortir du lot ?
Aucun ! Aujourd’hui, les milliardaires sont plutôt des fonctionnaires d’État qui se sont sauvagement enrichis dans la corruption et le détournement des deniers publics. A travers ses multiples voyages à travers le monde, combien d’opérateurs économiques, d’investisseurs ou hommes d’affaires accompagnent Faure Gnassingbé pour bénéficier de l’appui du gouvernement dans la promotion de leurs affaires ?
Le minimum, c’est de commencer à payer les prestations des opérateurs économiques pour qu’ils puissent continuer d’exister. Ensuite accorder des facilités d’investissements pour les nationaux qui sont les véritables acteurs de la croissance du pays. Fermer les yeux sur ce strict minimum et continuer le folklore institutionnel sur fond de gaspillage des ressources publiques, est une infamie pour le Togo. La flétrissure morale publique que portent ces actions gouvernementales détruit davantage le tissu social.
Kokou AGBEMEBIO
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