Trois mois à peine après une première augmentation des prix des produits pétroliers, le gouvernement togolais frappe à nouveau, et plus fort, les ménages déjà exsangues. Ce n’est plus une décision économique, c’est un coup de massue asséné sur une population qui n’en peut plus.
Cette nouvelle hausse tombe à trois jours de la rentrée scolaire, ce moment de l’année où chaque famille togolaise vide ses maigres économies pour payer frais de scolarité, uniformes, fournitures et transport. Au lieu d’un geste d’allègement, le pouvoir choisit l’asphyxie. Au lieu de soulager, il étrangle.
Un gouvernement responsable, tourné vers le bien-être de son peuple, aurait pris des mesures pour renforcer le pouvoir d’achat des citoyens telles que des subventions ciblées, le gel des prix, l’accompagnement des familles vulnérables. Au lieu de cela, on nous impose une double peine, sans concertation, sans considération, sans le moindre égard pour la réalité vécue par des millions de Togolais qui luttent chaque jour pour nourrir leurs enfants et les envoyer à l’école.
Ce n’est pas de la gouvernance. C’est de l’ésotérisme économique, parce que les décisions sont prises en vase clos, déconnectées du vécu réel du peuple, comme si les Togolais n’existaient que pour subir.
Face à un régime, qui ne soucie pas de son peuple, il se pose la question de savoir combien de temps encore accepterons-nous que nos conditions de vie soient traitées comme une variable négligeable. Combien de hausses successives, combien de sacrifices imposés, avant que nous ne disions collectivement que ÇA SUFFIT ?
Contrairement à ce que certains d’entre nous pensent, le silence face à l’injustice n’est pas de la sagesse, mais c’est une démission. Dès lors, chacune et chacun de nous, populations togolaises, a une responsabilité, celle de ne plus se taire, de se mobiliser, de faire entendre sa voix par tous les moyens légitimes et pacifiques à sa disposition, dans la rue, dans les médias, sur les réseaux sociaux..
Nous ne sommes pas condamné à subir éternellement. Nous avons le droit et le devoir de se dresser, dignement mais fermement, contre un pouvoir qui confond gouverner et opprimer.
Le Togo mérite mieux. Les Togolais méritent mieux. Levons-nous, pacifiquement mais résolument, pour exiger que la minorité oligarchique lève ses genoux de nos cous.
Par M. BINAFAME Kohan,
Secrétaire National des FDR.
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