Diplomatie




Par Honoré Dontui - 16/07/2026
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Togo toujours mauvais élève qui contamine l’Afrique

    Dans l’histoire politique africaine, le Togo a été le premier pays le 13 janvier 1963 ,  au lendemain des indépendances à perpétrer un coup d’État qui a coûté la vie au tout premier président démocratiquement élu Sylvanus Olympio. Un crime fondateur de tous les problèmes du jeune État indépendant. Sans le savoir peut-être, le Togo venait de montrer la voie à d’autres demi-soldes qui ont multiplié les putschs en Afrique ayant déstabilisé plusieurs pays.
    A la mort de Eyadema Gnassingbé le 5 février 2005 après 38 ans de règne sans partage, quelques  militaires ont eu le toupet de prendre un de ses fils Gnassingbé Faure pour lui succeder. Une fois encore , le Togo venait de donner l’idée de la succession dynastique dans une république en Afrique. Joseph Kabila en République Démocratique du Congo, Mahamat Idriss Deby du Tchad ...lui ont emboité le pas.
    On en était là en 2024, après quatre mandats à la tête du Togo , Faure Gnassingbé crée l’évènement avec un régime parlementaire à son goût pour se désigner par le Parlement Président du Conseil. Ceci indéfiniment. Cette volonté morbide de Président à vie a été concrétisée le 3 mai 2025 quand le successeur de Eyadema Gnassingbé se fait désigner Président du Conseil par ses députés et sénateurs réunis en Congrès.
Là encore, il vient de donner des idées à d’autres satrapes du Contient
    Le Président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a promulgué, mardi 7 juillet 2026, une réforme constitutionnelle prolongeant son mandat de deux ans, jusqu’en 2030
    Pendant que l’opposition parle de « coup d’Etat constitutionnel » comme au Togo,   Mnangagwa, âgé de 83 ans, dont le parti Zanu-PF détient la majorité au Parlement fait  passer les mandats présidentiel et parlementaire de cinq à sept ans. Une autre mesure donne au Parlement le pouvoir de nommer le Chef de l’État. L’élection présidentielle au suffrage direct avait été instaurée en 1987, sept ans après l’indépendance. Exactement comme au Togo.
    Faut-il le rappeler, Mnangagwa, surnommé « Le Crocodile » en raison de sa brutalité, est arrivé au pouvoir en 2017 à la faveur d’un coup d’État soutenu par l’armée, qui a évincé Robert Mugabe, alors âgé de 93 ans, après trente-sept ans passés à la tête du pays.
    Voilà  le danger que le Togo représente en Afrique en termes de contre exemple de la démocratie. Ce faisant, le pays est devenu la risée un peu partout.
    Mais pour Faure Gnassingbé, l’essentiel, c’est la conservation du pouvoir ad vitam aeternam.

Honoré ADONTUI

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