Après son interview dans laquelle il a annoncé une éventuelle adhésion du Togo à l’Alliance des Etats du Sahel (AES), le ministre des Affaires Etrangères, Robert Dussey a dans une publication, rajouté une couche en mettant en exergue dans une publication sur les réseaux sociaux trois avantages : un accès stratégique maritime pour les États membres, une unité politique renforcée et une souveraineté africaine affirmée. Un argumentaire démonté par André Kangni AFANOU, ancien directeur exécutif du CACIT.
Dans une lettre ouverte adressée au ministre des Affaires Etrangères, le militant pro démocratie et des droits humains s’est d’abord posé plusieurs questions. « Depuis votre interview de janvier, quelles consultations ont été menées à l’intérieur du pays ? Y a-t-il eu des échanges au sein des institutions actuelles de notre pays (gouvernement, parlement ou autres) ? Est-ce qu’en dehors des institutions, la classe politique, les leaders d’opinion, les universitaires, les acteurs de la société civile, les chefs d’entreprise et les figures culturelles ont été abordée pour débattre des avantages et potentiels inconvénients ? », a-t-il demandé avant d’ajouter que « la politique étrangère engageant l’avenir de la nation ne peut être l’apanage d’une seule autorité, aussi compétente soit-elle, sans un véritable dialogue national ».
En ce qui concerne les avantages mis en avant, André Kangni AFANOU a tout démonté rendant creux l’argumentaire défendu par le ministre Dussey. « Les États membres de cette alliance sont dirigés par des régimes de transition où les règles de l’État de droit sont suspendues et où les processus électoraux sont mis en pause pour des périodes indéterminées. Or, l’histoire a montré que les transitions prolongées, sans perspectives claires de retour à la légitimité démocratique, peuvent engendrer des incertitudes politiques et économiques dommageables », a souligné André Kangni AFANOU.
« L’intégration régionale et la souveraineté ne doivent pas être dissociées des principes démocratiques. Des États comme le Ghana et le Sénégal démontrent qu’il est possible d’incarner ces valeurs tout en consolidant des institutions démocratiques robustes. Leur exemple illustre que l’option d’une coopération régionale forte ne s’oppose pas à la nécessité d’un État de droit stable et respectueux des libertés fondamentales », a-t-il martelé.
Des arguments dignes d’un intellectuel qui réfléchit dans le seul intérêt de son pays et ses populations. De quoi ramener Robert Dussey, auteur du livre « L’Afrique, malade de ses hommes politiques » à de meilleurs sentiments. Si ce dernier dispose encore des sentiments qui l’animait au moment de la rédaction de son livre susmentionné
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