Le Centre International de Cancérologie de Lomé (CICL) a été inauguré le 3 novembre dernier à Adidogomé-Amadahomé (Lomé). Ce centre institué pour traiter le cancer a pour mission de prodiguer aux patients du Togo et de la sous-région des traitements aux standards internationaux.
Doté d’un matériel de qualité (appareils de dernière génération et technologies de pointe), le CICL offre tous types de services, en plus d’un traitement personnalisé à chaque patient avec prise en charge totale.
De la radiothérapie à la chimiothérapie, en passant par le dépistage, l’imagerie ou les soins de support, les spécialités du Centre ont de quoi répondre aux attentes des patients.
Moustafa Mijiyawa, ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins, s’est félicité de la mise en place de « cette merveilleuse œuvre qui vient à point nommé et dont ils ont chargé le ministère de la Santé de la mise en œuvre d’un accompagnement conséquent, assidu, rigoureux et continu ». Pour le ministre, cette maladie comparée aux « crabes en raison de sa propension » dans l’organisme, doit être combattue avec la dernière énergie.
La radiothérapie, une première au Togo
Tout en saluant les divers partenaires et les autorités ayant contribué à la mise en place du centre, Rose Adjenou, médecin et Directrice du CICL s’est réjoui du fait que la présence de la radiothérapie est devenue une réalité au Togo. « Actuellement c’est la radiothérapie qu’on peut faire à tous types de cancer, et la chimiothérapie aussi, on peut le faire, mais la chimiothérapie ne nécessite pas autant d’équipements que la radiothérapie. C’est la radiothérapie qui n’existait pas au Togo qui posait problème et qui faisait qu’il fallait traverser les frontières avec tant de tracas. Aujourd’hui la radiothérapie est disponible. Ce n’est pas n’importe quel type de thérapie, c’est la radiothérapie VMAT qui permet de traiter uniquement et spécifiquement la lésion cancéro sans aucune atteinte des organes alentour », a martelé celle qui a les rênes de l’établissement sanitaire, non sans préciser que « le dépistage, on le fait tous les jours dans ce sens, tous types de cancer peut être dépisté, parce que tout cancer dépisté très tôt se traite facilement et à moindre coût, surtout pour les cancers du sein ».
Dépistage précoce au moindre coût
Rose Adjenou en a invité plus d’un au dépistage du cancer, car, estime-t-elle, « lorsqu’un cancer du sein est dépisté très tôt, on peut enlever juste une partie du sein sans la totalité, donc la personne après son traitement de cancer peut toujours conserver son sein tout en faisant la radiothérapie sur la partie restante. Quand vous venez en phase terminale, c’est peut-être une radiothérapie pour traiter la douleur, c’est juste antidouleur qu’on va vous faire, parce que lorsque vous avez déjà le cancer qui s’est répandu dans tout l’organisme, la radiothérapie n’intervient plus. Seulement dans les zones où la douleur se fait moins sentir, la radiothérapie ira les irradier pour diminuer la douleur. Ce que nous conseillons, c’est le dépistage précoce, ça veut dire que toute personne doit pouvoir savoir s’examiner pour connaître son sort, et une fois par an, on demande à chaque personne surtout les femmes de se rendre à l’hôpital pour qu’un agent de santé (infirmier, sage-femme, médecin, gynécologue) puisse les examiner pour savoir s’il y a un cancer qui arrive ou non. Donc à l’heure actuelle, quand nous disons que nous n’avons pas d’argent, c’est à nous maintenant de s’acharner à faire le dépistage pour que le cancer soit dépisté très tôt et qu’il soit à moindre coût pour vous ».
Pour ce qui est du coût, elle s’est voulue rassurante : « Le coût ici est vraiment moindre par rapport à ceux de la sous-région, vous ne pouvez pas même les comparer ; par rapport au type de radiothérapie dont nous disposons ici, le prix est vraiment très bas. Ailleurs avec ce type de radiothérapie, le prix est très élevé, mais nous avons tenu compte du niveau de la population et nous avons baissé nos prix, donc à ce stade aujourd’hui, personne ne peut s’autoriser le droit de dire ‘’Je ne me suis pas traité parce que je n’ai pas d’argent’’. Le gouvernement est en train de mettre en place des structures pour que le traitement soit accessible à tous types de bourses. » En 2020, sur le plan mondial, 19 millions de personnes ont été atteintes du cancer, dont 10 millions de décès. Au Togo, sur la même période, 5 208 cas de cancers ont été détectés, avec 3 468 décès.
Avec le Centre International de Cancérologie de Lomé, le Togo rejoint le Rwanda et le Sénégal, seuls pays à disposer d’une machine de radiothérapie avec une technologie VMAT, dernière avancée technique en matière de radiothérapie.
D.K.M.
Doté d’un matériel de qualité (appareils de dernière génération et technologies de pointe), le CICL offre tous types de services, en plus d’un traitement personnalisé à chaque patient avec prise en charge totale.
De la radiothérapie à la chimiothérapie, en passant par le dépistage, l’imagerie ou les soins de support, les spécialités du Centre ont de quoi répondre aux attentes des patients.
Moustafa Mijiyawa, ministre de la Santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins, s’est félicité de la mise en place de « cette merveilleuse œuvre qui vient à point nommé et dont ils ont chargé le ministère de la Santé de la mise en œuvre d’un accompagnement conséquent, assidu, rigoureux et continu ». Pour le ministre, cette maladie comparée aux « crabes en raison de sa propension » dans l’organisme, doit être combattue avec la dernière énergie.
La radiothérapie, une première au Togo
Tout en saluant les divers partenaires et les autorités ayant contribué à la mise en place du centre, Rose Adjenou, médecin et Directrice du CICL s’est réjoui du fait que la présence de la radiothérapie est devenue une réalité au Togo. « Actuellement c’est la radiothérapie qu’on peut faire à tous types de cancer, et la chimiothérapie aussi, on peut le faire, mais la chimiothérapie ne nécessite pas autant d’équipements que la radiothérapie. C’est la radiothérapie qui n’existait pas au Togo qui posait problème et qui faisait qu’il fallait traverser les frontières avec tant de tracas. Aujourd’hui la radiothérapie est disponible. Ce n’est pas n’importe quel type de thérapie, c’est la radiothérapie VMAT qui permet de traiter uniquement et spécifiquement la lésion cancéro sans aucune atteinte des organes alentour », a martelé celle qui a les rênes de l’établissement sanitaire, non sans préciser que « le dépistage, on le fait tous les jours dans ce sens, tous types de cancer peut être dépisté, parce que tout cancer dépisté très tôt se traite facilement et à moindre coût, surtout pour les cancers du sein ».
Dépistage précoce au moindre coût
Rose Adjenou en a invité plus d’un au dépistage du cancer, car, estime-t-elle, « lorsqu’un cancer du sein est dépisté très tôt, on peut enlever juste une partie du sein sans la totalité, donc la personne après son traitement de cancer peut toujours conserver son sein tout en faisant la radiothérapie sur la partie restante. Quand vous venez en phase terminale, c’est peut-être une radiothérapie pour traiter la douleur, c’est juste antidouleur qu’on va vous faire, parce que lorsque vous avez déjà le cancer qui s’est répandu dans tout l’organisme, la radiothérapie n’intervient plus. Seulement dans les zones où la douleur se fait moins sentir, la radiothérapie ira les irradier pour diminuer la douleur. Ce que nous conseillons, c’est le dépistage précoce, ça veut dire que toute personne doit pouvoir savoir s’examiner pour connaître son sort, et une fois par an, on demande à chaque personne surtout les femmes de se rendre à l’hôpital pour qu’un agent de santé (infirmier, sage-femme, médecin, gynécologue) puisse les examiner pour savoir s’il y a un cancer qui arrive ou non. Donc à l’heure actuelle, quand nous disons que nous n’avons pas d’argent, c’est à nous maintenant de s’acharner à faire le dépistage pour que le cancer soit dépisté très tôt et qu’il soit à moindre coût pour vous ».
Pour ce qui est du coût, elle s’est voulue rassurante : « Le coût ici est vraiment moindre par rapport à ceux de la sous-région, vous ne pouvez pas même les comparer ; par rapport au type de radiothérapie dont nous disposons ici, le prix est vraiment très bas. Ailleurs avec ce type de radiothérapie, le prix est très élevé, mais nous avons tenu compte du niveau de la population et nous avons baissé nos prix, donc à ce stade aujourd’hui, personne ne peut s’autoriser le droit de dire ‘’Je ne me suis pas traité parce que je n’ai pas d’argent’’. Le gouvernement est en train de mettre en place des structures pour que le traitement soit accessible à tous types de bourses. » En 2020, sur le plan mondial, 19 millions de personnes ont été atteintes du cancer, dont 10 millions de décès. Au Togo, sur la même période, 5 208 cas de cancers ont été détectés, avec 3 468 décès.
Avec le Centre International de Cancérologie de Lomé, le Togo rejoint le Rwanda et le Sénégal, seuls pays à disposer d’une machine de radiothérapie avec une technologie VMAT, dernière avancée technique en matière de radiothérapie.
D.K.M.
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