Au Togo, malgré une tendance en baisse, le taux d’inflation reste à un niveau élevé. Les conséquences se font sentir par la hausse des prix des produits de première nécessité comme le riz, le maïs, le sucre, l’huile, les farines de blé. Face à cette situation, alors que les mesures annoncée par le gouvernement n’apporte aucun impact significatif, il entretient l’illusion d’une maitrise des prix des produits sur le marché.
Dans la dynamique du dilatoire permanent institué à la tête du pays, la ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation Locale, Kayi Mivedor Sambiani s’est entretenu, le 25 avril 2025, avec des opérateurs économiques. Les échanges ont tourné autour des enjeux liés à l’approvisionnement du pays, de la fiscalité, et des autorisations d’exportation et d’importation.
« Nous avons souvent des cycles de tension sur la demande tant au niveau national que dans les pays voisins de la sous-région. Il est essentiel de discuter régulièrement pour anticiper certaines situations et observer l’évolution générale des prix sur les marchés», a indiqué la ministre Mivedor Sambiani. « Le Gouvernement a décidé de mettre en place un cadre de concertation permanent entre les acteurs économiques et l’État pour stabiliser les prix et protéger le pouvoir d’achat des ménages. Nous soutenons pleinement cette initiative et sommes déterminés à œuvrer pour sa réussite», a ajouté Thierry Awesso, Directeur Général de la Nouvelle Industrie des Oléagineux du Togo (NIOTO).
En réalité, le contrôle des prix des produits tambouriné est loin d’être une réalité. En effet, dans un système libéral, il est quasi impossible de contrôler des prix, selon les experts. « Les prix des biens et des services sont libres et régis par le simple jeu de la concurrence. Donc, les prix sont fixés selon la loi de l’offre et de la demande », a expliqué Améyo Kafui Adovon, ancienne cheffe de division du contrôle de la Concurrence et de la Prévention des fraudes cité par le confrère Republicoftogo dans un article. Elle est aujourd’hui en charge de la promotion de la consommation locale.
En effet, tout économiste sérieux, de même que tout dirigeant politique compétent sait que le contrôle des prix dans une économie ouverte ne sert qu’à transformer l’inflation visible en pénuries, pertes et dysfonctionnements, qui sont autant de coûts cachés. « Le contrôle des prix crée d’authentiques perturbations puisqu’il modifie les comportements économiques dans un sens qui n’est jamais bon pour le bien-être collectif. Il provoque généralement une baisse de l’offre », affirme un spécialiste. Ainsi, le contrôle des prix n’est en réalité qu’une illusion entretenue par la ministre Kayi Mivedor Sambiani et consorts
0 Commentaire(s):
TON OPINION
Modal title
Laisser un commentaire