«Je participe ce jour, à Paris, à la Conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, en ma qualité de Médiateur de l’Union africaine pour la crise en République Démocratique du Congo (RDC).
Fidèle à sa diplomatie de paix et de dialogue, le Togo co-initie avec la France cette rencontre stratégique afin de favoriser un cadre de concertation ouvert entre les partenaires internationaux et d’encourager une réponse collective et efficace face à la crise humanitaire à l’Est de la RDC.
Je salue la qualité de la coopération diplomatique entre nos deux pays, et souhaite qu’elle inspire la communauté internationale à unir davantage ses efforts au service de la paix et du développement durable dans la région des Grands Lacs.
Il est de notre devoir collectif de transformer la solidarité en action, et l’action en résultats durables pour nos populations» , c’est ainsi que Faure Gnassingbé s’est annoncé jeudi 30 octobre 2025 à Paris après l’ouverture 48 heures plus tôt du 3ème Sommet de Luanda sur le financement des infrastructures en Afrique placé sous le thème «Capitaux, corridors, commerce : investir dans les infrastructures pour la ZLECAf et la prospérité partagée.»
Deux voyages futiles avec une délégation pléthorique dont les ressources auraient pu servir à reloger les pauvres populations de Klevé à Lomé 2 , chassées de force par le pouvoir sans indemnisation. Comment le Togo qui en juin dernier seulement, accusait la France de vouloir le déstabiliser à travers des activistes et influenceurs , subitement se retrouve avec la même France de Emmanuel Macron pour la paix en République Démocratique du Congo? Recherche de la paix dans une région où les principaux protagonistes en l’occurrence les Présidents Paul Kagame du Rwanda, Évariste Ndayishimiye du Burundi et Yoweri Museveni de l’Ouganda brillent par leur absence. Leur boycott, poli mais ferme, rappelle une évidence cruelle : on ne peut imposer la paix à des belligérants qui refusent de s’asseoir ensemble.
A preuve, en clôture de la conférence internationale à Paris, le Président français a annoncé la réouverture de l’aéroport de Goma en RDC pour des vols humanitaires « dans les prochaines semaines » ainsi que des couloirs humanitaires sécurisés pour l’acheminement de l’aide, le chef de la diplomatie rwandaise Olivier Nduhungirehe lui renvoie un camouflet : « Paris ne peut rouvrir un aéroport, puisque les premiers concernés, ne sont pas là », a-t-il réagi devant des journalistes, en référence au groupe armé du M23 qui contrôle la zone et n’a pas été invité à la conférence de Paris.
On voit bien que Faure Gnassingbé multiplie le gaspillage des ressources nationales et les incohérences dans sa diplomatie de bric et de broc
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