Après plusieurs années de lutte et de sacrifices, la Nation Togolaise est née le 27 avril. Une date clé de l’histoire. Un symbole d’engagement, d’opiniâtreté et de don de soi de nos vaillants combattants qui ont abouti à l’indépendance du Togo. Pour rendre hommage aux pères fondateurs de cette bande de terre et honorer leur mémoire, tous les Togolais devaient se retrouver dans la commémoration de la fête de leur indépendance.
Malheureusement, 65 ans après, ce pays demeure profondément divisé sur tous les plans en raison de l’accaparement de ses ressources par une minorité pilleuse qui végète par la même occasion dans une gestion archaïque. A preuve, la communion autour des festivités n’est jamais une réalité au Togo comme on en voit ailleurs au Ghana, au Benin, au Sénégal...Depuis 2018, pouvoir et opposition se regardent en chien de faïence. Pour ce 65eme anniversaire, à côté des festivités du gouvernement, les forces démocratiques disposaient de leur programme. Et ceci n’est pas une nouveauté. Au lieu de travailler à l’harmonie et à la concorde nationale, que nenni !!! Le pouvoir donne l’impression d’avoir entre ses mains un butin de guerre. Aucune concession , aucun sursaut républicain du pouvoir de Gnassingbé Faure pour amorcer le développement du pays. Le Togo compte à ce jour près d’une centaine de prisonniers d’opinion selon le Front Touche pas à Ma Constitution. Pour ne rien arranger, le changement de la constitution qui a accouché d’un régime «bâtard» selon le Président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) Jean-Pierre Fabre, a contribué à exacerber la crise. Comment des gens qui n’ont rien foutu à la tête du pays depuis près de six décennies, peuvent continuer à faire croire qu’ils sont indispensables au point d’échafauder des subterfuges pour converser le pouvoir ad vitam aeternam ? La misère ambiante induite par la mal gouvernance des Gnassingbé est la résultante des frustrations et le recul criard du pays dans le concert des autres nations. Comment peut-on comprendre que 65 ans après les indépendances, le Togo ne dispose d’infrastructures dignes de ce nom notamment un palais de culture ? L’échec est bien patent et tenter de faire croire le contraire est une hérésie.
Honoré ADONTUI
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