Aux luttes traditionnelles Evala (rites initiatiques pratiqués en pays Kabyè marquant le passage à l’âge adulte pour les jeunes de 18 à 20 ans) qui se déroulent traditionnellement chaque année durant une semaine dans la Préfecture de la Kozah, Faure Gnassingbé était présent. Maître de cérémonie incontournable de ces festivités, le Président togolais ne pouvait, pour rien au monde, manquer ça. Il n’en pouvait d’ailleurs aller autrement. Mais comme à chaque fois, tous les ministres (ou presque), tous les députés (ou presque), tous les fonctionnaires (ou presque), ont emboîté le pas à leur Lider Maximo. Evala, c’est cette fête dont dépend le destin de la nation tout entière. Et comme à chaque fois, l’administration s’en trouve paralysée. On a beau dénoncer cette migration érigée en mode de gouvernance par une minorité qui n’a que faire de l’état financier peu enviable du pays, la même scène se reproduit chaque saison. A croire que Faure Gnassingbé ne sera plus Faure Gnassingbé s’il ne va pas à cette manifestation culturelle qui valorise les richesses culturelles de la région certes, mais qui ne diffère en rien des autres fêtes nationales du pays où Faure Gnassingbé se présente rarement. Le gouvernement était déjà en villégiature depuis sa démission. Maintenant, le mode «Roue libre» est déclenché. Pitoyable.
0 Commentaire(s):
TON OPINION
Modal title
Laisser un commentaire