Dans le cadre de l’harmonisation des diplômes dans l’espace CEDEAO, un atelier régional a regroupé des Experts en charge de l’éducation au sein de l’espace ainsi que des universitaires du 08 au 10 décembre derniers à Lomé.
Au cours de ces trois jours de travaux, les acteurs ont travaillé sur l’équivalent des diplômes à savoir les noms des diplômes et également les niveaux.
L’objectif est de permettre à terme à tous les citoyens de l’espace communautaire de pouvoir assurer la mobilité y compris des élèves et étudiants, la mobilité même des travailleurs et faciliter l’implantation de chacun dans la zone de la CEDEAO.
« Aujourd’hui, un étudiant qui a son BAC au Togo peut maintenant et facilement pouvoir aligner son diplôme sur celui des zones anglophone ou lusophone. Ce qui voudrait bien dire que s’il veut partir de sa zone et aller poursuivre ses études dans une autre zone, cela semble être facile de pouvoir faire donc l’équivalent. Il n’y a pas seulement que l’équivalent mais il y a aussi les niveaux de passage parce qu’aujourd’hui nous sommes dans le LMD pratiquement dans les pays francophones, ce qui fait qu’on peut transférer les crédits d’une zone à une autre. C’est vraiment un travail qui a été fait et qui se poursuit d’ailleurs. Ce que nous avons fait, c’est le cadre régional. Il faut aller dans les perspectives de discipline en discipline par exemple si nous prenons les mathématiques sur lesquelles nous sommes en train de travailler, un étudiant s’il quitte la première ou deuxième année et qui va faire son équivalent dans un autre pays anglophone ou lusophone, à quel niveau d’insertion on peut donc le mettre en tenant compte des programmes de formation mais aussi quel est le crédit qu’il peut transporter de sa zone, donc ce travail d’orfèvre qui est en train d’être fait », a expliqué Dr Roland Kouakou, Chef Division Recherche Scientifique et Innovation chargé de Programme Principal Département Education de la CEDEAO.
Pour la Directrice Adjointe chargée des Affaires Académiques à l’Université de Lomé, Prof Povi Lawson-Evi , cet atelier est vraiment important et les avantages sont multiples. « Etant dans l’éducation, je comprends un peu le problème qui se pose à notre niveau quand des étudiants étrangers viennent pour s’inscrire au Togo, il faut vraiment faire valoir les acquis antérieurs, il faut forcément les placer à un certain niveau par rapport à notre système d’enseignement. Et si nous arrivons à harmoniser les diplômes au niveau des pays membres de la CEDEAO, cela va nous fera beaucoup avancer».
Il faut rappeler que c’est depuis 2003 que ce processus d’harmonisation des diplômes a été enclenché par les Chefs d’Etat et de gouvernement des quinze pays membres de la CEDEAO.
Georges A.
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