Le Togo a rejoint le 8 juin dernier la Coalition mondiale contre Daesh. Comme les quatre-vingt autres gouvernements et institutions, le gouvernement togolais va apporter sa contribution pour faire pièce aux actions de l’organisation terroriste. Ce qui passe avant tout par une lutte coordonnée et efficace de chacun des membres. Ce n’est qu’à ce prix que la perspective de l’éradiquer sera possible, du moins est-ce ce qu’on espère. Le Togo étant lui-même dans le viseur des djihadistes, on comprend qu’il soit aux côtés des pays engagés face à ces forces éparpillés qui en Afrique de l’Ouest, qui au Sahel, qui en Afrique de l’Est, qui en Afrique centrale, qui en Afrique australe. La Coalition mondiale contre Daesh s’était réunie en mars dernier à Niamey au Niger, où a été élaborée une stratégie devant mettre un terme aux nuisances de Daesh. De quoi espérer en finir pour de bon avec cette hydre ? Il faut croire. Mais la traque des acteurs militaires malveillants, séparatistes et non étatiques doit se faire concomitamment avec une sérieuse prise en charge du bien-être des populations. A quoi bon s’échiner à éradiquer un mal sans s’en prendre aux réelles causes. Une politique qui prenne en compte les réelles besoins des populations, voilà ce à quoi les gouvernements doivent s’atteler le plus sérieusement du monde. Brandir le muscle ne changera pas la donne, aussi longtemps qu’il y aura des couches défavorisées toujours à la quête du gîte et du couvert.
DMK
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