La morosité a touché tous les pans de la société togolaise. Les restrictions de l’espace public ont mis le pays en berne. A l’occasion de la célébration du 1er mai, journée internationale du travail au cours de laquelle des millions de travailleurs à travers le monde descendent dans la rue et s’organisent sur leurs lieux de travail pour démontrer leur force collective, au Togo, cela a été comme une journée morte.
Pourtant, les conditions de vie et de travail sont les plus désastreuses. Cela devait être une occasion pour se faire entendre. Mais les syndicats ont été mis à mort.
Comme si de rien n’était le premier dirigeant du pays en est fier.
«Bonne fête du travail à tous nos concitoyens au Togo, et partout dans le monde.
Je salue l’esprit du sacrifice et du dévouement de nos vaillants travailleurs, qui concourent à la construction de notre cité commune.
Que la culture de l’excellence et du résultat demeure le repère de tous les secteurs socioprofessionnels de notre pays», a posté Faure Gnassingbé sur ses comptes sociaux. Pendant que les travailleurs font de «sacrifice et dévouement», que font alors les gouvernants pour les soulager ? Au Togo, les entrepreneurs sont étouffés par les taxes et impôts qui enrichissement sauvagement la caste au pouvoir.Au Togo, les milliardaires sont plutôt des commis de l’État promus dans l’impunité pendant que les vrais créateurs de richesse sont à l’étroit. Comment peut-on parler de la culture de l’excellence dans ce cas ?
Au Kenya par exemple, le Président William Ruto a annoncé une augmentation de 12 % du salaire minimum lors des célébrations de la Fête du Travail le 1er mai 2026. Cette mesure vise à alléger la pression du coût de la vie pour les travailleurs,
La mesure prévoit une hausse de 12 % pour l’ensemble des secteurs d’activité. Les travailleurs agricoles, quant à eux, bénéficieront d’une augmentation plus élevée, fixée à 15 %.
Cette décision s’inscrit dans une volonté des autorités d’améliorer les conditions de vie des travailleurs, de soutenir la transformation économique et de renforcer la dynamique de développement du pays.
Les partenaires sociaux ont accueilli favorablement cette annonce, tout en appelant à un meilleur encadrement du recours à l’emploi externalisé, un sujet régulièrement au centre des débats sociaux au Kenya.
La vie n’a été autant difficile au Togo. Année après année, la situation se complique. Le Président Gnassingbé est abonné aux mêmes discours flatteurs.
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