Le 27 février de chaque année est célébrée la Journée mondiale des ONG (JMONG), une occasion dédiée à la reconnaissance, à la valorisation et au soutien des actions menées par les organisations non gouvernementales aux côtés des pouvoirs publics, pour le bien-être des populations et la promotion des droits humains.
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Le 27 février 2026, le Togo a célébré pour la première fois la JMONG. L’événement a été organisé par la Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (FONGTO), en collaboration avec l’UONGTO, le RONGITO, Compassion International Togo et plusieurs autres partenaires, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
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Placée sous le thème « Solidarité et inclusion », cette première édition au Togo a rassemblé de nombreuses organisations de la société civile ainsi que des partenaires au développement. La cérémonie s’est déroulée dans la salle de conférence de Compassion International Togo à Agoè-Nyivé, en présence du Maire d’Agoènyivé 1, Mme Aguze Akossiwa, ainsi que la sénatrice Kabissa Conforte et de plusieurs invités de marque.
L’acte 1 de la JMONG a été marqué par des projections vidéo mettant en lumière les actions des ONG sur le terrain, suivies d’une rencontre d’échanges et de réflexion autour du thème : « Stratégie de résilience des ONG dans un contexte de raréfaction des ressources financières ».
Dans son intervention, le Président du Conseil d’Administration de la FONGTO, Pascal Edoh Agbové, a souligné les difficultés croissantes auxquelles font face les organisations. « Aujourd’hui, il est clair que nombre d’ONG ne sont plus très actives sur le terrain à cause du manque de financements. De par le passé, les conditions d’accès aux ressources étaient moins drastiques. De nos jours, ce n’est plus évident », a-t-il expliqué.
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Selon lui, le contexte international marqué par des crises multiples impose un changement de paradigme. Il devient impératif pour les ONG de repenser leur fonctionnement afin d’assurer leur survie et de continuer à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. « Les pouvoirs publics seuls ne peuvent pas régler les problèmes de la population. Il est important que nous poursuivions nos actions pour soulager la peine de nos populations », a-t-il insisté.
Plusieurs pistes ont ainsi été explorées au cours des échanges. Il a été recommandé aux ONG de revoir leur modèle économique et leur gouvernance afin de gagner en crédibilité. La profession-nalisation et la spécialisation sectorielle apparaissent désormais comme des exigences incontournables. « Il n’est plus question de faire du saupoudrage ou d’être opportuniste. Il faut prouver son expertise sur une thématique donnée », a précisé le PCA de la FONGTO, soulignant que les partenaires techniques et financiers sont de plus en plus exigeants.
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Les participants ont également évoqué la nécessité de mutualiser les ressources et de travailler davantage en synergie. Les partenariats Sud-Sud ont été encouragés, tout comme le développement d’une culture de don local afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs. Un plaidoyer a par ailleurs été suggéré en vue de la mise en place d’un fonds national d’appui aux actions des ONG, l’État étant considéré comme un partenaire stratégique du développement.
La digitalisation des organisations, le renforcement des capacités des structures de base et l’élaboration d’une feuille de route commune figurent également parmi les priorités identifiées.
La cérémonie a pris fin par la remise d’attestations à certaines ONG pour saluer leurs efforts et leur engagement au service des communautés. Les organisateurs ont exprimé leur reconnaissance à l’ensemble des organisations pour leur dévouement constant surtout à Compassion International Togo pour son accompagnement.
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Au Togo, cette première célébration de la JMONG marque ainsi le début d’une dynamique collective axée sur la solidarité, l’inclusion et la résilience.
Georges A.
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